Foire Internationale à Pyongyang

La foire bi-annuelle de Pyongyang a eu lieu en fin septembre 2013. Lors de celle-ci furent présentes des sociétés venat de Chine, Russie, Allemagne, Malaisie, Mongolie et bien entendu de Corée du Nord. Ont pu etre remarqué lors de ces foires les personnes de Pak Pong Ju, premier minister nord-coréen, Kang Sok Ju, vice premier ministre, Ri Ryong Nam et Ri Chol. Tous deux cherchent à attirer des investisseurs en Corée du Nord. Ils sont tout particuliérement liés à des mouvances chinoises. Plus de 57 000 produits étaient présentés lors de cette foire.

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Entourés de rouge de gauche à droite, Ri Ryong Nam et Kang Sok Ju lors de l’inauguration de cette foire

La garde féminine de Kim Jong Eun

Le 15 septembre, Kim Jong Eun a eu l’occasion de regarder une compétition d’haltérophilie senior au Stade intérieur Jong Ju Yong a Pyongyang. Ont participé à cette événement les élites nord-coréennes comme Jang Song Thaek, le directeur administratif du PTC, Ri Sol Ju, la femme de Kim Jong Eun, Mun Kyong Dok, le directeur du PTC de la section de Pyongyang, Choe Ryong Hae, le directeur du BP de l’APC, Ri Jae Il, responsable de la propagande au sein du PTC et beaucoup d’autres…

Ont pu également être pu remarqués les gardes du corps féminines de Kim Jong Eun. Ce sont les mêmes personnes qui ont participé à la visite de Dennis Rodman en Corée du Nord en mars 2013. Elles sont formées au sein d’établissements privés situés hors de Pyongyang et sont choisies trés jeunes.

Photographie de septembre 2013
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Photographie de mars de 2013
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Veuillez remarquer que les femmes dans les cadres turquoise sont les mêmes que celles qui sont dans les cadres rouge de la première photographie.

Une délégation des Jeunesses Kimilsungiennes en voyage en Inde

Jong Yong Won, vice directeur des Jeunesses Kimilsungiennes est parti en Inde ou il représentera son pays dans le cadre du festival international des Jeunesses. Jong Yong Won est le représentant nord-coréen de cette organisation sur la scène internationale. Cette année, celui-ci s’est déjà rendu en Espagne ainsi qu’en Chine.

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Sur l’illustration est présent Choe Ryong Hae, un ancien cadre de cette organisation

Kim Jong Eun en inspection sur l’ile de Jangjae

Kim Jong Eun était en inspection sur l’ile la plus au sud de la Corée du Nord : l’ile de Jangjae. Le leader nord-coréen était accomapgné de Choe Ryong Hae, Ri Yong Gil, Jang Jong Nam, Pak Jong Chon, Pak Thae Song, Hwang Pyong So et de Ma Won Chun, le conseiller personnel de Kim Jong Eun. Veuillez remarquez l’absence de Kim Kyok Shik.

kjnKim Jong Eun sur l’ile de Jangjae

Processus informationnel et Corée du Nord: étude de cas du décès de l’ancienne petite amie de Kim Jong Eun

Comme à leur habitude, les médias ne cessent de déformer la réalité en fournissant des informations qui ne sont pas justes ou qui sont déformés. Dans le cas de Hyun Song Wol, l’ancienne petite amie de Kim Jong Eun, les informations que nous avons reçu sont probablement (mais pas forcément) fausses.

Prenons le cas de Hyun Song Wol, l’ancienne petite amie de Kim Jong Eun.

Une information A a été obtenue de la Corée du Nord

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Celle-ci a probablement eu la tonalité suivante : une personne du groupe Unhasu a disparu. Les médias ont cherché à en savoir plus. La source (si basée en Corée du Nord) réponds lentement (généralement les nord-coréens répondent lentement aux requêtes étrangères) et sait qu’elle ne peut en dire trop par voie électronique. Si la source est basée en Chine, alors celle-ci peut-être considérée comme douteuse, dans la mesure où elle n’est pas directement basée en Corée du Nord. Cependant dans ce cas, le flux d’information entre les médias et cette source est nettement plus rapide (pas de problèmes concernant l’accès à Internet en Chine) mais moins sur. 

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Une analyse similaire a été faite par mon collègue Andray Abrahamian dans laquelle il évoque l’approche « scientifique » d’un journaliste britannique dans un texte diffusé ici

Les médias en question cherchent alors à en savoir plus, et la selon l’imagination et les motivations de l’auteur, les informations sont soient inventés, soit modifiées soit « retravaillées ». Il en ressort alors une information B qui n’a gardé qu’un seul élément réel originaire de la source dans ce cas le fait que « quelqu’un de proche de Kim Jong Eun manque à l’appel dans l’orchestre Unhasu.

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Peut importe la vérité, ce qui compte surtout  court terme, ce sont les réunions familiales entre des nord et des sud-coréens ainsi que le sort de la population nord-coréenne. 

Sizing Up Chinese Ambassadors in Pyongyang

Liu studied in Dalian but his ties to the Liaoning elite which is currently so embattled by the Bo Xilai affair would appear to be no greater or less than those of other Chinese elites.  (For SinoNK’s 2012 analysis of how the leadership changes and upheaval in Beijing might impact China’s relations with North Korea, see here, here, here, and here.) As our present author notes, Liu was chosen to represent China in North Korea precisely because he was such an Anglophile and did not have deep ties to North Korea prior to his posting. He left North Korea precisely at the point when Kim Jong Il’s health took a turn for the worse and took up the ambassadorship in the UK — the country which, Levi notes, takes on the largest number of North Korean refugees in all Europe. In neither case does Levi believe the link is merely coincidental. 

The current ambassador, Liu Hongcai, is far less debonair than his predecessor, and rather than a diplomatic pedigree, is a dyed-in-the-wool apparachik with some 20 years of experience in various Chinese provinces. His patronage network in the PRC still needs more research, but so too, as Levi notes, does the Ambassador’s activities for the two weeks after the death of Kim Jong Il, when the Chinese Embassy gave no public signs of operation.  Only in early January did he reemerge, and then primarily at North Korean cultural events, a rather odd set of circumstances for the Ambassador of North Korea’s putative only ally and supporter.  The only known meeting between the Ambassador and Kim Jong Un (who had multiple times prior to the Dear Leader’s death) since the New Year was on Kim Jong Un’s way out of an immense, East-Is-Red-meets-Jean-Baptiste-Lully concert where the mantle of legitimacy and greatness was heavy upon Kim’s figurative shoulders, and the Chinese Ambassador slumped down, shrinking his qi in true Confucian style.  But that image and that encounter are properly the story for another day. Avant, tout suite! — Adam Cathcart, Chef redacteur (Berlin)

Les deux derniers ambassadeurs chinois en Corée du Nord: une comparaison de personnalités

by Nicolas Levi

Durant quelques années, Liu Xiaoming né en 1956, était l’ambassadeur chinois en Corée du Nord entre 2006 et 2009. Celui-ci avant sa nomination ne disposait que d’une expérience très limité concernant la Corée du Nord. Pourquoi celui-ci a donc été nominé ? Son absence d’expérience nord-coréenne (il a uniquement étudié à Dalian, ville à 300 kilomètres de Pyongyang, la capitale nord-coréenne) est palliée  par un fort savoir relatif aux Etats-Unis. Homme à l’anglais parfait, il à non seulement étudié aux Etats-Unis à l’école Fletcher du Droit et de la Diplomatie mais a également travaillé longtemps au sein de l’ambassade de Chine à Washington ainsi qu’au sein du département Amérique du Nord et Océanie du Ministère chinois des Affaires Etrangères. Avant sa nomination, cela faisait cependant 5 ans qu’il n’exerçait aucune fonction liée directement aux Etats Unis. En effet entre 2001 et 2006, il fut entre autre employé au sein du Ministère des Affaires Etrangères, vice-gouverneur de la province Gansu et ambassadeur de la Chine en Egypte.

Il est à noté qu’il est le premier ambassadeur chinois qui naquit après la Guerre de Corée. Cela signifie qu’il appartient à la nouvelle génération des hommes politiques chinois.

Liu Xiaoming, former ambassador to the DPRK, celebrates the opening of a Confucius Institute at King’s College London, October 22, 2010 | Image courtesy King’s China Institute

Pourquoi un tel changement ? Pourquoi placer à Pyongyang un diplomate et non un apparatchik ? Cela fut sans doute dû à  la volonté de placer quelqu’un de neutre en poste à  Pyongyang afin de faire comprendre à la Corée du Nord que la Chine est pro-américaine (concernant la politique nord-coréenne). Liu Xiaoming n’en fut pas moins apprécié par les élites nord-coréennes. Il est à noté que Liu Xiaoming a quitté la Corée du Nord au moment où les problèmes de santé de Kim Jong Il se sont aggravés. Une coincidence? Rien de moins sur. On peut imaginer que la Chine cherchait déjà par le biais d’un homme plus conservateur que son précédent à obtenir des informations concernant les futures élites nord-coréennes et leurs possibles plans futurs. La Chine aurait ainsi anticipé le futur décès du leader nord-coréen.

Qu’en est il actuellement de Liu Xiaoming ? Il exerce ses fonctions d’ambassadeurs en Grande Bretagne, la principale terre d’accueil des réfugiés nord-coréens en Europe… est ce à nouveau une coïncidence ?

Liu Hongcai |  Son remplaçant se nomme Liu Hongcai (né en 1955). Il est ambassadeur à Pyongyang depuis 2009. A la différence de son prédécesseur, il s’agit d’un apparatchik, d’une personne qui est plus proche des structures du parti communiste chinois que Liu Xiaoming qui fut quant à lui un diplomate. Liu Hongcai dispose en effet d’une expérience de plus de 20 ans dans les institutions ! La Chine a en effet beaucoup misé sur cet homme pour en apprendre sur Kim Jong Il. Résultat des courses ? Il s’agit d’un cuisant échec pour les chinois.

Chinese Ambassador Liu Hongcai, captivated, center, at the Kim Il Song Birthplace at Mangyongdae, Pyongyang, April 12, 2012 | Image via Chinese Embassy in the DPRK

Suite au décès de Kim Jong Il le 17 décembre 2011, il semblerait que l’ambassade de Chine ait cessé de fonctionner pendant deux semaines! Plus tard en 2012, l’ambassadeur de Chine fut même uniquement présent à des événements culturels relatifs à la Corée du Nord. Cela montre bien la manière avec laquelle les nord-coréens traitent les chinois. Je souhaiterais ici ajouter une remarque relative au décès de Kim Jong Il, suite à  son annonce le 17 décembre, la délégation chinoise (composé principalement de Hu Jintao, l’actuel président chinois et  de Xin Jinping, le futur numéro 1 chinois) qui se rendit à l’ambassade de Corée du Nord ne fut accueillit que par un secrétaire inconnu de l’ambassade nord-coréenne. Cela témoigne du mépris qu’a parfois la diplomatie nord-coréenne face à la diplomatie chinoise.

Pour en revenir aux ambassadeurs, les deux derniers changements opérés n’ont pas permis aux élites chinoises de se rapprocher de Kim Jong Il. Quelque soit l’ambassadeur chinois mis en place à Pyongyang, la Corée du Nord gardera ses secrets.

China Appoints ‘Pro-U.S.’ Ambassador to North Korea, Donga Ilbo, 9th September 2006.

Ce texte fut au préalablement publié sur SinoNK.com

I want to invest in North Korea and you ?

The National Defense Commission (NDC) OF North Korea indicate that the country may be about to test a nuclear device – the third such instance, following two earlier tests in 2006 and 2009.

Will it limit the increase of Foreign Direct Investment (FDI) in North Korea ?  Will it cut Chinese FDI in North Korea?

I don’t believe so.

The foreign investors which are already in North Korea understood that the North Korean threat is not existing (even taking in account potential nuclear tests). Even pessimistic investors who are living in Pyongyang thinks that the threat is exaggerated. Therefore who we can believe: those who are far away from Pyongyang or westerners/foreigners who are living in the country and are inside the mix ?

Even enemies of North Korea (Japan and South Korea) belong to those who invest the most in the “dangerous” North Korea.

Invest or not invest ? That is the question….Of course it’s hard to answer to this question in a few lines, however I would like to introduce to you my point of view.

Abt

Felix Abt : a swiss businessman who lived 7 years in North korea where he managed different businesses. He’s strongly lobbying against economic sanctions which hurt legitimate investments in North Korea. He published a book entitled A Capitalist in North Korea . I will come back to this issue in a few days. (source of the picture: Felix Abt twitter account https://twitter.com/felixabt)

I consider that foreign companies should invest in North Korea because it may change the daily life of the North Korean population (in spite of what are saying some specialists, not only the population of Pyongyang may be enjoying FDI and western products but also citizens of other parts of the country).

Do you know that the market of refrigerators is already under the control of a Chinese company? Do you want to improve the daily life o this population? Offering them daily products may change the market in this country but also the point of view of some crucial elites which are managing the country. North-Korean companies need also FDI in order to be able to answer to the needs of the population and to the technical challenge. These companies need foreign funds.

I truly believe that the economical diplomacy (according to the Wikipedia, economic diplomacy is traditionally defined as the decision-making, policy-making and advocating of the sending state-business interests. ) may change the situation in North Korea. However, an economical opening may impact on the nature of the regime ? I’m not convinced taking in account the example of Central Asia countries. In this region, economical reforms didn’t implied changes in the political system (I’m especially thinking to Kazakhstan and Uzbekistan). Nevertheless I would like to invite you to invest in North Korea. It may change the deal.

See you in Pyongyang ?

Never forget: Two of the most important enemies of North Korea belong to those who invest the most in this country.

Number of Joint Ventures with North Korean companies Country of origin
205 China
15 Japan
10 South Korea

(South Korean sources)