Corée du Nord 1 Chine 1

D’une part Kim Jong-eun s’est entretenu avec le président mongol Tsakhia Elbegdorj (tout en évitant toute conférence officielle), d’autre part les autorités de propagande nordcoréennes se sont fait le plaisir de souligner le rôle de la Chine dans le sanglant conflit avec la Corée du Sud afin de montrer que Pékin reste un allié proche de Pyongyang.

Au final la visite du président mongol en Corée du Nord a eu pour but de montrer que non seulement la Corée du Nord cherche de nouveaux alliés mais que d’autres part la politique militaire de la Corée du Nord n’infléchit pas: en effet les dignitaires mongols et nord-coréens ont eu tout particuliérement l’occasion de regarder des défilés militaires.

Il me semblerait que la Corée du Nord s’ouvre politiquement tout en restant principalement axé sur des partenaires asiatiques (du moins du point de vue politique), ece qui concerne les questions économiques, la coopération entre la Corée du Nord et des pays étrangers, elle ne se limite pas à l‘Asie.

Le président mongol s’est rendu en Corée du Nord

Le président mongol Tsakhiagiin Elbegdorj s’est rendu en Corée du Nord dans le cadre d’une visite officielle entre le 25 et le 29 octobre 2013. Lors de celle-ci, il a eu l’occasion de rencontrer Kim Jong Eun, le leader nord-coréen, ainsi que certains membres de la famille des Kims, donc Kim Jong Suk, réputée pour être ouverte aux changements économiques en Corée du Nord. Cette femme est responsable des relations avec le monde extérieur au sein du PTC. Elle a également signé un accord de coopération dans le cadre du tourisme avec Luvsanvandan Bold, ministre mongol.

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Tsakhiagiin Elbegdorj (au centre de la photo)

Quant à Ri Ryong Nam, ministre nord-coréen du commerce extérieur c’est avec Khaltmaa Battulga, ministre mongol de l’agriculture qu’il a signé un accord. Jong Song Jang, proche de la famille des Kims a signé un accord avec Manibadrakh Ganbold, l’ambassadeur mongol en RPDC relatif à un partenariat en informatique.

Est-ce la voie à suivre pour s’assurer du développement de la Corée du Nord. Pour cela nous serons dans l’obligation d’observer les résultats tangibles de la coopération entre ces deux pays.

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De gauche à droite : Kim Jong Suk et Pak Kil Yong (proche des Kims, officier du MAE de la RPDC). En train de signer le contrat en question : Ri Ryong Nam

Kim Yong Nam en visite en Iran

Revirement de politique étrangère en Corée du Nord ? A peine nommé président iranien, Hassan Rohani s’est vu offrir une visite de son homologue nord-coréen (Kim Yong Nam est selon la hiérarchie nord-coréenne la personne la plus élevée dans le cadre des rencontres internationales) Kim Yong Nam, chef de l’APC et également membre de la famille des Kims. La Corée du Nord tente petit à petit se former un nouveau cercle d’ami qui lui permettrait de limiter l’influence chinoise en Corée du Nord qui est grandissante. L’économie nord-coréenne devient de plus en plus chinoise ce qui n’est pas apprécié par certaines élites nord-coréennes. C’est pourquoi le type de visite qu’effectue Kim Yong Nam risque de se répéter dans un avenir proche. Il est également probable que le rôle de Pak Kil Yon soit extrêmement important : en effet Pak Kil Yon était un ancien représentant de la Corée du Nord à l’ONU. Il dispose donc de contacts conséquents et sait comment approcher certains politiciens clés. est aussi gérée par Kim Sung Nam, un spécialiste nord-coréen de la Chine.La politique étrangère de la Corée du Nord

2013-08-02-01-01Kim Yong Nam (gauche) et Pak Kil Yong (droite) – source: KCNA