DPRK, U.S. leaders hold historic meeting in Singapore

North Korean leader Kim Jong Un and U.S. President Donald Trump gathered here Tuesday 12/6 for a historic meeting widely expected to open a new chapter in their countries’ relations.

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Dirigeons-nous vers une catastrophe nucléaire sur la Péninsule Coréenne?

La Corée du Nord a annoncé avoir procédé dimanche au plus puissant essai nucléaire de son histoire. Après cette énième provocation du leadership nord-coréen, l’Amérique mais aussi la Chine hésitent sur la conduite à tenir. Le conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence lundi. Que doit faire le monde à présent ? Comment réagir ? Des éléments de réponse dans ce texte.

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Dernière oraison funèbre pour Ri Ul-sol

cerceuil de Ri Ul-sol
Le cerceuil de Ri Ul-sol (source: Rodong Sinmun)

Lors de l’enterrement médiatisé de Ri Ul-sol, on a pu entrevoir un Kim Jong-un pleurant. Un des figurants de l’enterrement n’est d’autre que Kim Ki-son, un général proche de Ri Ul-sol. A noter également: l’absence de Kim Jong-chol (le frère aine de Kim Jong-eun) et de Kim Yo-jong (la sœur cadette de Kim Jong-un). Je suppose qu’ils participèrent a ce triste événement mais que la camera les a soigneusement omis.

Ri Ul-sol )en rouge), Kim Ki-son (en vert)
Ri Ul-sol )en rouge), Kim Ki-son (en vert)

Qui est Kim Kyung-hee, la tante de Kim Jong-eun ?

Kim Kyung-hee, la tante de Kim Jong-eun (vous trouverez sa biographie au lien suivant) est en perdition à Pyongyang. Longtemps à la tête du département de l’Industrie légère du PTC, elle se rétracta peu à peu du pouvoir à partir de 2010.

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Analyse des personnalités nord-coréennes présentes aux festivités des 70 ans du Parti du Travail Coréen

N’ayant pas fait parti des convives du 70ème  anniversaire de la formation du Parti du Travail Coréen (le Parti Communiste nord-coréen), j’ai du me contenter de regarder les 2 heures 171 minutes des festivités via la télévision russe.

En ce 10 octobre 2015, Le temps était radieux à Pyongyang. De nombreuses délégations étrangères qui ont du financer partiellement leur séjour en Corée du Nord ont du être surprises par l’aspect symbolique des cérémonies. Cependant en observant l’événement, l’observateur avertit a put noter la présence de revenants du Parti du Travail Coréen (le Parti Communiste nord-coréen) et de l’Armée Populaire de Corée.

Par souci de clarté, definissons le concept de revenant. De manière régulière, les médias (y compris moi-même) nous informent de la « disparition » d’élites nord-coréennes. Ces médias commettent une erreur « fatale » qui a pour origine une incompréhension partielle de la nature du régime nord-coréen. Sans en revenir aux détails, il existe en Corée du Nord un système de « rotation d’élites » qui fait que les élites nord-coréennes changent de postes politiques de manière régulière afin que celles-ci ne puissent créer de factions au sein de l’organisation principales à laquelle ceux-ci sont attachés. C’est pourquoi, de manière régulière, les « valets » de Kim Jong-eun disparaissent de la scène politique et réapparraissent quelques mois ou années plus tard. Le dernier disparu réapparu est Ma Won-chun (j’avais prédis dans le passé que celui-ci allait revenir sur les devants de la scène politique nord-coréenne).

Certaines de ces élites qui disparaissent héritent soit de fonctions symboliques (comme Ri Yong-mu, Kim Yong-ju), soit de fonctions importantes mais de second degré (comme Kim Jong-gak, l’ancien directeur du bureau politique de l’armée devenu recteur de l’Académie Militaire Kim Il-sung), soit des fonctions importantes mais cachées (par exemple dans des sociétés de commerce international, dans des départements du PTC). Quelle conclusion peut-on tirer ? Nous pouvons donc en déduire que les cérémonies officielles constituent un moment idéal pour voir si ces élites sont revenus dans le cercle des plus proches de Kim Jong-eun. Ajoutons à cela que l’origine de cette rotation des postes (que j’ai décris de manière plus approfondi dans un texte de ma plume pour le site anglophone sinonk.com) est soviétique et est appliqué depuis la formation du système politique en Union Soviétique.

Les festivités du 70ème anniversaire du PTC ont donc été un moment important pour déterminer les retours éventuels de certaines élites. On a pu y observer des retours surprenants comme le montre l’analyse en image suivante.

Photographies et commentaires

Hwang Pyong-so (1), Kim Jong-eun (2), Liu Yushan (3), Kim Ki-nam (4), Choe Ryong-hae (5), Choe Thae-bok (6), Kim Yang-gon (7), Pak Pong-ju (8), O Su-yong (9), Kim Pyong-phae (10)
Hwang Pyong-so (1), Kim Jong-eun (2), Liu Yushan (3), Kim Ki-nam (4), Choe Ryong-hae (5), Choe Thae-bok (6), Kim Yang-gon (7), Pak Pong-ju (8), O Su-yong (9), Kim Pyong-phae (10)
Kim Jong-gak
Kim Jong-gak (1), Ri Pyong-sam (2), Ri Myong-su (3). Certains croyaient Kim Jong-gak pour mort.
Kim Yo-jong
Kim Yo-jong (en vert). La soeur cadette de Kim Jong-eun
Kim Yong-chol
Kim Yong-chol, responsable du bureau de la reconnaissance de l’APC. Responsable de l’attaque de Cheonan. Un dur de l’APC.

Conclusions choisies

  • A droite de Kim Jong-eun on a pu symboliquement remarquer la présence du Secrétaire du Département de la Propagande du Parti Communiste chinois Liu Yushan. Ceci est purement symbolique. Les relations entre les deux pays sont exécrables et « grosso modo » se limitent aux investissements de sociétés privées chinoises en Coré du Nord.
  • Pas de russes aux côtés de Kim Jong-eun. Pour une raison très simple. Kim Jong-eun (et ses conseillers) voulait recadre les relations entre la Corée du Nord et la Russie et les mettant au second plan.
  • On peut penser qu’un changement de premier ministre en Corée aura lieu, Pak Pong-ju semble être très affaibli. De nombreuses personnalités nord-coréennes souffrent de divers troubles de santé. Par exemple Kang Sok-ju (le vice ministre des affaires étrangères, un des plus proches de Kim Jong-eun) souffre d’un cancer. D’autres anciennes élites nord-coréennes semblent également souffrir (par exemple Kim Ki-nam né en 1929) ou Choe Thae-bok (né en 1930). Le seul qui semble maintenir la route est Kim Yang-gon (responsable des relations avec la Corée du Sud), Hwang Pyong-so (un pantin politique directeur du Bureau Politique de l’APC – à noter celui-ci porte soit des lentilles soit s’est fait opérer des yeux, depuis fort longtemps il ne porte plus de lunettes – « est-ce un signe de modernité » ?) ainsi que Choe Ryong-hae (maréchal de l’APC).
  • Il y’a de nombreux absents invisibles à l’ecran (comme O Il-jong, que j’attendais proche de Kim Jong-eun, comme Ma Won-chun l’architecte de Kim Jong-eun,…).

Pour une analyse approfondie de ces festivités, contacter moi via nicolas_levi@yahoo.fr

Choe Pu Il en visite officielle en Mongolie

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Choe Pu Il en Mongolie (source: Agence de Presse de Mongolie)

Une délégation nord-coréenne a été accueilli par le président mongol Elbegdorj. De source non-officielle, il semblerait que Choe Pu Il (en rouge sur la photographie), ministre de la Sécurité Publique nord-coréenne, ait évoqué le dossier des réfugiés nord-coréens ainsi que la possibilité de former des agents frontaliers mongols par les services spéciaux nord-coréens. A noter : Choe Pu Il fut vêtit de vêtements civils et non de son costume militaire. Est-ce un hasard ?

O Kuk Ryol: The Old Guard Never Dies

O Kuk Ryol [오극렬/呉克烈], born 1931, is a North Korean military general and, since April 2009, has been Vice-Chairman of the National Defense Commission of the DPRK. Following a brief setback in the 1980s, O has accrued a great deal of authority in North Korea over the past two-decades. O’s rise—and the great deal of trust placed in O by his colleagues—in part stems from his family credentials and revolutionary heritage.

A Revolutionary Heritage | General O is the son of O Jung Hup, a communist revolutionary fighter who fought the Japanese alongside Kim Il-Sung, the ‘eternal president’ of the DPRK. (By some accounts, O is the nephew of O Jung Hup, not his son. In any case, O Kuk Ryol is still protected by a revolutionary lineage.) Because of the connection between their fathers, O Kuk Ryol was also a childhood friend to Kim Jong Il, opening the possibility of having been one of the Kim’s mentor in military affairs. O and Kim were furthermore nurtured by the same women as children, Kim Jong Suk, and thus share another point of connection. The theme of generational and family ties persists today, as the young Kim Jong Un is closely advised by O Se Won, a son of O Kuk Ryol.

A child of a revolutionary hero, O was educated at the prestigious Mangyongdae Revolutionary School in Pyongyang and later enrolled in Kim Il Sung University. He subsequently studied air power and learned Russian at the Frunze Military Academy, one of the most advanced academic institutes for military education in the Soviet Union. Born in Jilin Province (part of the Japanese puppet state of Manchukuo at the time), O Kuk Ryol is also fluent in Chinese. He is also said to speak English fluently, but, like Kim Jong-Un’s supposed command of German and French, evidence for this assertion is purely anecdotal.

A Rising Political Star | In the 1960s, O Kuk Ryol jumpstarted his career in the North Korean air force and joined the Central Committee of the Korean Workers Party. According to one source, during the Yom Kippur War, O was an air pilot who helped Egyptian forces. In 1979, he was promoted to the head of the North Korean Army. As he rose through the North Korean government, O’s support of Kim Jong-Il’s successor status was crucial during the 1980s.

In 1988, O Kuk Ryol was temporarily sidelined, as Choe Kwang, a former ally of Kim Il Sung, took over O’s leadership posts. Despite this setback, O persevered, and eventually returned to the top of the North Korean military scene in 2009. He was nominated as Vice-Chairman of the National Defense Commission, the most powerful military organization in North Korea. O, however, is not a very influential political figure—he does not belong to the Politbureau of the Korean Workers’ Party, for example.

O Kuk Ryol is a classic product of the Songun (military-first) oriented North Korean leadership style. He was an advisor to Kim Il Sung, to Kim Jong Il, and now his son, O Se Won, is an advisor to Kim Jong Un—apparently on relations with China. O Kuk Ryol is also reportedly an advisor to Kim Jong Un on operations against South Korea. If this is true, O Kuk Ryol was probably involved and partially responsible for the Cheonan Incident in March 2010.

The O Kuk Ryol Family and Kim Jong Un | Despite the lifelong ties between Kim Jong Il and O Kuk Ryol, it appears that during the last few months of Kim Jong Il’s life, O was pushed completely out of the North Korean political scene, and rumors circulated in 2011 that Kim Jong Un purged many of O’s supports. Nevertheless, it is clear that O Se won, son of O Kuk Ryol, is in fact a close advisor to Kim Jong Un. O Se Won, then, may have asked Kim Jong Un to elevate his father to the top of the North Korean Army.

Beyond O Se Won’s ties to Kim Jong Un, the O Kuk Ryol family is also famous for its involvement with the Mirim Electronic Warfare Institute—an institute which is probably at the forefront of DPRK cyber-security and training North Korean hackers today. O Se Won is also allegedly responsible for North-Korean counterfeiting activities, an important source of income for the DPRK government. O Se Won also figures prominently into a group of third generation North Korean elites called Ponghwajo.

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O Kuk Ryol is directly behing Kim Jong Eun (source: Yonhap News)

One of O Kuk Ryol’s other children, O Se Uk, defected to the United States in 2004. While family members of defectors are usually punished, O Kuk Ryol and O Se Won were seem to have narrowly avoided any further consequences. Indeed, it seems that O Se Won will continue to absorb more responsibilities and play a key role as North Korea transitions into the third generation of leadership.

Le texte fut initialement publié sur sinonk.com